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Éditions la Lanterne magique - catalogue

Les éditions la Lanterne magique proposent de redécouvrir la littérature de voyage et d'aventure à travers des récits méconnus ou oubliés des siècles passés, agrémentés de cartes, de dessins d'époque et de textes de présentation.

Cette page contient la description détaillée de tous nos titres disponibles.
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Amérique du Nord


Les Argonautes du XIXe siècle à la recherche de la toison d’or en Californie

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Les Argonautes du XIXe siècle à la recherche de la toison d’or en Californie
Christophe-Ernest de Massey

Journal inédit d’un aristocrate ruiné devenu chercheur d’or en Californie : 1849-1851.
Texte établi & présenté par Éric Poix.

Peu à peu l'horizon s'élargit; à travers la forêt de mâts nous apercevons une partie de la ville et les camps d'émigrants établis sur les flancs de la montagne qui domine la baie, l'océan, le goulet et la presqu'île où s'élève San Francisco, inconnue, déserte, il y a deux ans, aujourd'hui couverte de maisons en planches, en tôles, de toutes formes et de toutes grandeurs, de tentes de toutes
couleurs, s'étageant en amphithéâtre, abritant une population d'aventuriers, de vagabonds, de banqueroutiers, de repris de justice, de marchands, de banquiers, de marins déserteurs, de croupiers, de gens sans nom, sans patrie, clairsemée d'honnêtes chercheurs d'or, ouvriers ou spéculateurs venus de toutes les parties du monde. C'est donc en face et à 2 kilomètres de ce grand champ de foire, cosmopolite, au milieu de trois cents navires, arrivés, arrivants, forcés de stationner pendant de longs mois après le déchargement, faute de frets et de matelots, qu'à 5 heures et demie aujourd'hui la Cérès jette l'ancre.
Il est nuit, et le panorama qui est devant nous s'illumine sur plusieurs kilomètres ; on dirait que toutes les étoiles du ciel, prises elles aussi de la fièvre de l'or, ont émigré ce soir sur la plage californienne, car on n'en voit pas une au firmament. Toutes ces lumières de la ville, et celles de tous les navires du port se reflétant dans les eaux de la baie, sont un spectacle d'un effet magique, et font une agréable diversion aux inquiétudes des jours précédents.

«Parmi les journaux de chercheurs d'or français les plus remarquables, citons celui d'Ernest de Massey (partiellement édité en anglais dans la California Historical Society Quarterly Review) et celui de Benard de Russailh, Journal de voyage en Californie (Paris, Aubier, 1980)». Michel Le Bris, Les Flibustiers de la Sonore, Flammarion, 1998.

En couverture: Miners in the Sierras (1851-1852), Charles Christian Nahl.

ISBN 978-2-916180-17-5 - 19 Euros.
12,5 x 19 cm. 544 p.

Imprimé sur bouffant blanc. Couverture couleur pelliculée mat.

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Voyage parmi les Indiens du Grand Nord-Ouest canadien et américain - Paul Kane

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Voyage parmi les Indiens du Grand Nord-Ouest canadien et américain
Paul Kane

Un peintre voyageur sillonne les territoires de la Compagnie de la baie d'Hudson: 1845-1848.
Présentation et notes d'Éric Poix.

«Le Fort Vancouver, dont le nom indien est Katchutequa, ou « la plaine », est le plus grand poste de la Compagnie de la baie d'Hudson, et abrite habituellement deux facteurs chefs, huit ou dix employés, et deux cents voyageurs. Notre société était rehaussée par les officiers du navire de guerre de Sa Majesté, le Modeste, qui, depuis deux ans, mouillait dans les eaux du fleuve, à l'opposé de l'établissement. Les bâtiments du fort sont entourés par de forts piquets d'environ seize pieds de hauteur, avec des bastions armés de canons. Les hommes, avec leurs femmes indiennes, vivent dans des cabanes de rondins près de la rivière, et forment un petit village, une véritable Babel de langues, car ses habitants sont Anglais, Français, Iroquois, insulaires des îles Sandwich, Crees et Chinooks ».
Paul Kane s'attacha à décrire la vie quotidienne des Amérindiens qui lui inspirèrent des scènes de genre, décrivit leurs moyens de subsistance, observa leurs modes d'habitat, ainsi que leurs activités artisanales ou d'échanges, examina leurs pratiques cérémonielles ou funéraires et enfin leurs activités plus profanes et ludiques.
Son récit nous livre en outre un témoignage sur les communautés métisses de la frontière, issues des mariages mixtes entre Amérindiens et Blancs. Paul Kane décrit ainsi le mode de vie des Métis et Half-Breeds de la rivière Rouge, qu'il accompagna dans l'une des dernières grandes chasses aux bisons au sud de Fort Garry, et évoque la bigarrure ethnique et culturelle de la population de Fort Edmonton, du Kanaka Village à Fort Vancouver ou de la vallée de la Willamette en Oregon.
Peintre de paysages, Paul Kane restitue enfin la splendeur du Grand Nord-Ouest, à l'époque où les colons blancs étaient peu nombreux.

Le témoignage d'un peintre voyageur qui, après sa rencontre avec George Catlin, se mit à la recherche d'Amérindiens épargnés par l'influence de la civilisation occidentale et s'attacha à décrire, entre 1845 et 1848, la vie des Amérindiens du Grand Nord-Ouest du Canada et des États-Unis.

En couverture: Sault Sainte Marie (campement Ojibwé), Paul Kane, Royal Ontario museum, Toronto.

ISBN 978-2-916180-15-1 - 18 Euros.
12,5 x 19 cm. 336 p.

Imprimé sur bouffant blanc. Couverture couleur pelliculée mat.

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Exploration de l'Ouestcanadien - Alexander Mackenzie

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Exploration de l'Ouest canadien
Alexander Mackenzie

Voyage d'Alexander Mackenzie jusqu'à la côte Pacifique du Canada: 1792-1793.
Traduction de J. Castéra révisée par Éric Poix.
Présentation et notes d'Éric Poix.

Pendant les premiers jours d’avril 1793, je fus très occupé, ainsi que mes gens, à faire les échanges avec les Indiens. Lorsque ce mois fut écoulé, je donnai ordre de réparer nos anciens canoës avec de l’écorce, et je m’en procurai quatre neufs ; de sorte que le 8 mai, j’expédiai pour le Fort Chipiouyan, six canoës chargés de pelleteries et de provisions.

Je gardai alors auprès de moi six Hommes du Nord, qui s’engagèrent à m’accompagner dans le voyage de découvertes que je projetais. J’engageai aussi mes chasseurs et terminai les affaires de l’année, pour la Compagnie du Nord-Ouest, en écrivant mes dépêches publiques et particulières.

Le 9 mai, je m’aperçus que mon chronomètre retardait d’une heure 46 m. Je le réglai, ensuite je fis mettre mon canoë à l’eau. Il avait vingt-cinq pieds de long en dedans, sans compter la courbure de la poupe et celle de la proue ; vingt-six pouces de profondeur, et quatre pieds neuf pouces de large. Malgré cela il était si léger, que deux hommes pouvaient aisément le charrier le long d’un portage de trois, quatre miles, sans avoir besoin de se reposer.

Il entra dans ce mince canoë des provisions, des marchandises pour faire des présents, des armes, des munitions et du bagage, le tout pesant trois mille livres, et dix hommes. Mon équipage était composé de dix hommes : Alexandre Mackay, Joseph Landry, Charles Doucette, François Beaulieu, Baptiste Bisson, François Courtois et Jacques Beauchamp. J’avais, en outre, deux Indiens chasseurs et interprètes, l’un desquels s’appelait Cancre, nom qui lui avait été donné dans son enfance, parce qu’alors il ne faisait jamais rien et qui lui était resté.

Je m’embarquai avec eux à sept heures du soir. L’interprète que j’avais eu pendant l’hiver, et une autre personne que je laissai avec lui pour fournir des munitions aux Indiens pendant l’été, ne purent s’empêcher de verser des larmes en songeant aux dangers auxquels nous nous exposions. Mes gens ne pleuraient pas, mais ils adressaient des prières au ciel pour revenir sains et saufs.

En couverture: Loutre de mer, Enhydra lutris, John-James Audubon,Viviparous Quadrupeds of North America, 3 vol., 1845-1848.

ISBN 978-2-916180-12-0 - 18 Euros.
12,5 x 19 cm. 320 p.

Imprimé sur bouffant blanc. Couverture couleur pelliculée mat.

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Exploration du Grand Nord canadien - Alexander Mackenzie

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Exploration du Grand Nord canadien
Alexander Mackenzie

Voyage en canoë d'écorce du lac Athabasca à l'océan Arctique: été 1789.
Traduction de J. Castéra révisée par Éric Poix.
Présentation et notes d'Éric Poix.

Le mercredi 3 juin 1789, à neuf heures du matin, je partis du fort Chipiouyan, situé sur la rive méridionale du lac des collines. J'étais embarqué dans un canoë d'écorce de bouleau, et j'avais pour compagnons un Allemand et quatre Canadiens, dont deux étaient accompagnés de leurs femmes.

Un Indien, qui portait le titre de Chef anglais, me suivait dans un petit canoë avec ses deux femmes; et deux autres jeunes Indiens, ses compagnons, étaient dans un autre petit canoë. Ces hommes s'étaient engagés à me servir d'interprètes et de chasseurs. Le premier avait autrefois accompagné le chef, qui conduisit M. Hearne à la rivière des Mines de Cuivre. Il s'était depuis distingué parmi ceux qui allaient échanger des pelleteries au fort Churchill, et il avait été longtemps attaché aux agents de la Compagnie de la baie d'Hudson. C'est ce qui lui avait fait donner le titre de Chef anglais.

J'étais aussi accompagné par un canoë que je destinais à faire le commerce, et dont j'avais confié le commandement à M. Leroux, l'un des commis de la Compagnie du Nord-Ouest. Ce canoë portait une partie de nos provisions; car le tout n'avait pas pu entrer dans le mien, où il y avait déjà les hardes nécessaires à notre voyage, un assortiment de marchandises destinées à servir de présents aux Indiens pour nous concilier leur bienveillance, et enfin les armes et les munitions qu'il nous fallait pour notre défense et pour la chasse. Cependant, il y avait lieu de croire que, si par la suite nous étions obligés de nous séparer, les vivres que nous aurions consommés laisseraient assez de place dans mon canoë pour recevoir le reste de notre approvisionnement.

En couverture: Castor Fiber Americanus, American Beaver, John-James Audubon, The Viviparous Quadrupeds of North America, 3 vol., 1845-1848.

ISBN 978-2-916180-09-0 - 17 Euros.
12,5 x 19 cm. 172 p.

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Amérique du Sud

Voyage fluvial du Tietê à l’Amazone - Hercule Florence

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Voyage fluvial du Tietê à l'Amazone
Par les provinces brésiliennes de Saint-Paul, Mato Grosso et Grão Pará
Hercule Florence

Un peintre de l'expédition Langsdorff découvre le Brésil : 1825-1829.
Texte présenté & annoté par Éric Poix.

Nous naviguâmes toute la journée, à l'exception des heures du repas. On fait halto le matin pour déjeuner. Tout le monde saute à terre, on allume du feu pour échauffer les haricots préparés avec du lard, la veille au soir, et on les mange avec de la farine de maïs; c'est la nourriture de nos gens, mais elle est assez variée par le produit de la chasse et de la pêche; la nôtre était augmentée par nos provisions et préparée par un bon cuisinier. On fait halte à midi pour dîner; on en fait encore un dit de lavagem, à 5 heures, où nos gens se baignent; et après on ne s'arrête plus qu'au coucher du soleil, pour faire le pouso, ou campement, pour passer la nuit.

Arrivés à notre pouso, les rameurs se mirent à remplir les fonctions que le guide leur avait assignées pour tout le voyage: les uns coupent les jeunes arbres et les broussailles pour nettoyer le terrain; les autres coupent du bois pour la cuisine, et allument un grand feu qui ne manque jamais au milieu du campement et qui sert à éclairer.

L'effet d'un campement de nuit éclairé par vingt feux dans une forêt vierge, si on ajoute à cela le mouvement des gens campés, les tentes et les hamacs, sera toujours un sujet digne d'un peintre ou d'un poète.

Les ethnologues et historiens comme les chercheurs botanistes et zoologistes contemporains reconnaissent qu'Hercule Florence fut le peintre topographe, ethnographe et naturaliste le plus fiable du Brésil au début du XIXe siècle. Mario Carelli, À la découverte de l'Amazonie, Gallimard, 1992.

En couverture: Aimé-Adrien Taunay. Palmiers pindóvas. Ce dessin représente aussi une capoeira. District de la Chapada, juin 1827.

ISBN 978-2-916180-16-8 - 18 Euros.
12,5 x 19 cm. 320 p.

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Histoire indienne - Nikolaus Federmann

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Histoire indienne
Nikolaus Federmann

L'expédition de Nikolaus Federmann au coeur du Vénézuéla: 1530-1531.
Traduit, présenté et annoté par Marc Delpech.

«Nous avions marché toute la journée sans nourriture et même sans eau, car nous n'en avions pas emporté avec nous de l'endroit où nous avions campé. Voyant que, de gré ou de force, nous ne pouvions rien tirer des guides, j'en fis couper deux en morceaux pour effrayer les autres; mais cela ne servit à rien car ils aimaient mieux périr que d'être nos prisonniers...» (Nikolaus Federmann)

1528: les marchands allemands de Augsbourg, les Welser, signent avec l'Empereur Charles Quint un contrat les autorisant à explorer, pacifier et exploiter le Vénézuéla. Durant 28 ans, leurs gouverneurs parcourent plus de 20000 km à la recherche d'un passage vers l'océan Pacifique, puis de l'El Dorado, dont ils sont les premiers à avoir entendu parler.
Lorsqu'en 1530 Nikolaus Federmann arrive à Coro pour le compte des Welser, en tant que capitaine-général et vice-gouverneur, il entreprend aussitôt une expédition dans les terres encore inconnues. Le récit qu'il nous livre raconte la vie quotidienne d'un conquistador et nous fait découvrir un monde qu'il va contribuer à détruire.

Le jeune homme de 25 ans, à la tête de 126 soldats et de nombreux porteurs indiens, parcourt pendant 6 mois plus de 600 km. Il rencontre une dizaine de populations indiennes inconnues; doit lutter contre la faim, la fatigue, les maladies et les Indiens de plus en plus rétifs devant l'encombrante présence et la violence des chrétiens.

Ce récit vivant et cruel, riche en action et en péripéties est le premier des rares témoignages directs de l 'occupation allemande du Vénézuéla. Cette édition présentée et annotée est une nouvelle traduction du texte original publié en 1557.

En couverture: Knecht Wachtmeister, dans un recueil de dessins représentant officiers, soldats et machines de guerre de l'armée impériale, XVIe siècle [circa 1550]. Bibliothèque municipale de Besançon, 16 187.

ISBN 978-2-916180-08-3 - 17 Euros.
12,5 x 19 cm. 199 p.

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Du Pacifique a l'Atlantique par les Andes peruviennes et l'Amazone - Olivier Ordinaire

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Du Pacifique à l'Atlantique par les Andes péruviennes et l'Amazone
Olivier Ordinaire

Un voyage naturaliste et ethnographique au Pérou et au Brésil: 1885-1886.

Au pied de la montagne est le hameau du Tingo, dernier point habité au bord du río de Huancabamba qui, détourné brusquement par le Yanachaga de sa primitive direction de l'ouest à l'est, court vers le nord, dans un lit semé de roches, et dont les bords sont tellement encaissés que l'on ne peut songer à s'y frayer un chemin.

De ce point, jusqu'au col de Cajon-Pata, le chemin que nous suivîmes se confond avec le sentier de Huancabamba au Pozuzo, si toutefois on peut donner le nom de sentier à une ligne que barrent à chaque pas d'épais fourrés.

Deux de mes compagnons, Balta et Pedro, ouvraient la marche, armés de machetes ou sabres d'abatis et taillaient de droite et de gauche, tantôt dans le fouillis des arbrisseaux qui forment une forêt secondaire dans la grande forêt, tantôt dans le treillis des lianes qui pendaient devant nous comme une pantenne sans fin. Je notai parmi les arbustes le moho-moho on matico, aux feuilles rubescentes, à l'odeur de menthe, et le jurama dont le fruit rouge, de la grosseur d'une cerise, exhale un parfum suave et capiteux, qui plaît aux femmes; et, parmi les lianes, Balta me montra le guaco, dont le suc est le plus efficace antidote contre le venin des reptiles.

Là se trouvent les plus pittoresques ravins du monde, avec des eaux cristallines qui courent en cascatelles ou se reposent en de frais bassins, entre des bordures de tussilages et de lycopodes, sous des berceaux de fougères et de fuchsias aux fleurs rouges. Quels délicieux sous-bois quand le soleil y met la gaieté de ses rayons d'or! Mais, nous entrions dans la saison des pluies, et, durant la traversée du Yanachaga, nous ne passâmes pas un jour sans recevoir au moins un aguacero ou sac d'eau.

«Ce qui attire l'attention sur Olivier Ordinaire, en premier lieu, c'est son style aussi vivant que précis et léger, élégant sans fioritures excessives. Ensuite, c'est une certaine dose d'esprit critique et d'humour qui aiguise son regard et affine son jugement. [...] C'est finalement et surtout la préoccupation qu'il avait de solliciter la documentation existante, de s'informer aux meilleures sources contemporaines et de livrer ainsi une synthèse intéressante des connaissances de l'époque sur les lieux qu'il traversa et les gens qu'il rencontra.» France-Marie Renard-Casevitz, extrait de l'introduction de l'édition en langue espagnole de ce récit, Olivier Ordinaire, Del Pacífico al Atlántico y otros escritos, Monumenta Amazónica, CETA?IFEA, 1988.

En couverture: Alcide d'Orbigny, costumes de femmes de Cochabamba, atlas du Voyage dans l'Amérique méridionale en 1826-1834, Paris, Berger-Levrault, 1834 et années suivantes. © Bibliothèque d'étude et de conservation, Besançon.

ISBN 978-2-916180-05-2 - 17 Euros.
12,5 x 19 cm. 224 p.

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Afrique et Océan Indien

Relation de mon voyage d Ethiopie - Jacques-Charles Poncet

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Relation de mon voyage d'Éthiopie, 1698-1701
Jacques-Charles Poncet

Un médecin français à la cour de Gondar sous Louis XIV.
La véritable histoire de l’Abyssin.
Préface de José-Marie Bel.
Texte établi et présenté par Éric Poix.

Le Roi d'Éthiopie étant tombé malade d'une maladie à laquelle il ne trouvait aucun soulagement, et n'ayant trouvé aucun médecin dans tout son Empire qui put le guérir non plus qu'un des Princes ses enfants qui était très incommodé, il envoya une personne de sa part au Caire, capitale de l'Égypte, pour y chercher un médecin. L'envoyé de ce Prince arriva au Caire et y tomba malade. On m'appela chez lui pour le traiter, et je fus assez heureux pour le guérir dans l'espace de quinze jours. Sur l'espérance qu'avait cet envoyé de mes remèdes, il voulut m'engager de passer en Éthiopie avec lui pour travailler à la guérison de son Roi. Il montra les ordres qu'il avait pour chercher un médecin expérimenté et habile. Je ne voulus pas m'engager sans avoir consulté auparavant Monsieur de Maillet, Consul pour Sa Majesté très chrétienne au grand Caire, et, après plusieurs conférences, la résolution fut prise que je quitterais un fort bon établissement que j'avais au Caire depuis sept ans, et mon crédit auprès des autres puissances d'Égypte que je visitais pendant leurs maladies, et dont j'étais fort bien reçu, et que je partirais avec cet envoyé nommé Agialy et le Père Charles-François-Xavier de Brévedent, Jésuite, homme d'une vertu très exemplaire, plein de zèle et très savant, possédant bien l'arabe, et ayant étudié l'éthiopien, savant dans la théologie et les mathématiques et qui avait été dix ans dans leurs missions de Syrie, dans la vue de passer dans l'Abyssinie. On convint que ce Jésuite, travesti en séculier afin de passer plus librement sur la route, serait regardé comme une personne qui m'appartiendrait, que le soin de ce Père serait aussi d'examiner l'état de la Religion en Éthiopie où, depuis quatre-vingts ans, aucun Européen n'avait pu pénétrer, qu'il me servirait d'interprète, et m'aiderait dans la médecine dont il avait assez de connaissance. Je partis avec eux du grand Caire, non pas sans beaucoup de peine, le dixième de juin 1698.

Relation inédite du voyage d’Éthiopie de Jacques-Charles Poncet, d’après le manuscrit H 98 de la Bibliothèque Universitaire de Médecine de Montpellier.
Dany Savelli

En couverture: Nubian females, Kanoose tribe (1851). Oriental Album. Characters, Costumes and Modes of Life in The Valley of the Nile. Illustrated by Emile Prisse d’Avesnes,
Plates, London, James Madden, B, Leadenhall Street. Collection particulière.

ISBN 978-2-916180-11-3 - 17 Euros.
12,5 x 19 cm. 200 p.

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Voyage dans l'interieur de Madagascar - Andre Coppalle

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Voyage dans l'interieur de Madagascar
André Coppalle

Un peintre découvre la Grande Île: 1825-1846.
Préface de Françoise Raison.

Le voyageur s'avance jusqu'au pied des monts qu'il doit gravir et dont la hauteur étonne son courage. Cependant la nécessité lui défend d'hésiter. Il grimpe péniblement et non sans danger, sur ces roches énormes où de faibles arbrisseaux rassurent sa main tremblante plutôt qu'ils ne la soutiennent. Les pierres qui s'échappent de sous ses pas, et roulent avec fracas dans l'abîme, l'avertissent à chaque moment du choix qu'il doit faire du lieu où va reposer son pied. Parfois les eaux d'une source, filtrant au travers des rochers, rendent les passages si difficiles et si glissants que les voyageurs sont obligés de former entre eux une chaîne afin de s'aider mutuellement. Enfin l'on arrive aux sommets. On s'enfonce dans la forêt qui couvre ces plateaux humides. On contemple avec surprise la hauteur prodigieuse de ces arbres d'où pendent une multitude de lianes et de plantes parasites de diverses espèces. Là règne un profond silence qui n'est interrompu que pour quelques instants par la voix bruyante du baba-cote, et le cri perçant du varikioundah, épouvantés à l'aspect de l'homme. Là se fait sentir une fraîcheur vive et pénétrante, qui, aux approches de la nuit, devient un froid d'autant plus piquant qu'on y est moins habitué.

Ce livre reprend le texte du Voyage dans l'intérieur de Madagascar et à la capitale du roi Radame pendant les années 1825 et 1826, publié dans les bulletins VII (1909) et VIII (1910) de l'Académie Malgache.

En couverture: portrait de Rafaralahy-Andriantiana, gouverneur de Foulpointe depuis 1822. William Ellis, History of Madagascar, London, Fisher son and Co, 1838, Vol I. Cliché collection particulière.

ISBN 978-2-916180-02-1 - 15 Euros.
12,5 x 19 cm. 168 p.

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Voyage en Abyssinie - Rochet d'Hericourt

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Voyage en Abyssinie
Rochet d'Héricourt

Un aventurier français au royaume de Choa: 1842-1843.

On escalade cette pente par une route; à chaque instant coupée de rochers, qui se déroule en mille replis, qui rase souvent le bord d'effrayants précipices, et que l'on ne traverserait pas quelquefois sans péril si l'on n'était protégé par l'adresse miraculeuse des mules d'Abyssinie. On monte jusqu'à Métatite par de véritables gradins; chaque coteau que l'on gravit se couronne d'un petit plateau, dominé lui-même par une colline supérieure. On avance à travers des sentiers embaumés, bordés de haies de jasmin toujours en fleur; à chaque pas, des ruisseaux rapides emportent bruyamment devant vous les belles eaux des montagnes, que les accidents du terrain brisent en petites cascades. Partout, aux flancs et au sommet des collines, une culture soignée entretient une somptueuse végétation. Sur les pentes, de vertes oasis sont enchâssées au milieu des roches; dans les plateaux, les cultures s'étendent en grands carrés symétriques divisés par des haies vives. À cette époque de l'année, tout était vert encore: le blé, le thèfle, les fèves, les pois, le coton. Les champs de dourah pâlissaient déjà cependant; à l'approche de la maturité, les hautes tiges, au milieu desquelles l'homme le plus grand aurait disparu, s'inclinaient légèrement sous leur tête; le vent y faisait courir, aux reflets du soleil, des vagues argentées, au-dessus desquelles des troupes de cardinaux, aux plumes écarlates, tachetées de bleu ou de noir, voltigeaient comme de petits nuages de flamme.

Ce livre reprend le texte du Second voyage sur les deux rives de la mer Rouge, dans le pays des Adels et le royaume de Choa de Rochet d'Héricourt, publié par Arthus Bertrand, 1846.

En couverture: portrait de Sahle Salassi par Émile Chassalle, 1841. Cliché Bibliothèque Municipale de Besançon.

ISBN 978-2-916180-00-7 - 17 Euros.
12,5 x 19 cm. 192 p.

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Orient

Voyage de l Arabie Heureuse - Jean de la Roque

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Voyage de l'Arabie Heureuse
Jean de La Roque

Les Corsaires de Saint-Malo sur la route du café: 1708-1710 et 1711-1713.
Préface de Jean-Pierre Brown.
Texte établi et annoté par Éric Poix.

Le seul royaume d'Yémen, à l'exclusion de toutes les autres régions de l'Arabie, produit l'arbre du café. Encore cet arbre ne se trouve-t-il en grande abondance que dans trois cantons principaux, qui sont ceux de Betelfaguy, Senan ou Sanaa et Galbany, du nom de trois villes qui sont dans les montagnes et dont Sanaa passe pour la capitale de tout le pays. Il est vrai que les montagnes font l'agrément, l'abondance et toutes les richesses du royaume d'Yémen car, comme j'ai déjà dit, tout ce qui s'étend le long de la mer Rouge n'est qu'une mauvaise plage sèche et presque stérile qui, en quelques endroits, a jusqu'à dix ou douze lieues de largeur, mais qui est bordée en revanche par ces mêmes montagnes, lesquelles outre la café portent beaucoup d'autres arbres, des fruits en quantité et où se trouvent enfin de l'eau fort saine, une agréable fraîcheur et un printemps presque continuel.

Nous aurions pu, étant à Aden, charger des cafés de Sanaa et de Galbany, qui en sont assez à portée, mais ils ne sont pas si estimés ni si recherchés que ceux de Betelfaguy. Cette considération et l'espérance de trouver le café moins cher, nous firent venir à Moka où, après avoir fait notre traité avec le gouverneur et pourvu à tout ce qui regardait notre établissement et la sûreté des navires, nous allâmes à Betelfaguy (Bayt al-Faquih) établir aussi une maison pour notre commerce et pour le transport des cafés, qui devait se faire par terre de cette ville à celle de Moka.

Betelfaguy est éloigné de Moka d'environ trente-cinq lieues, en tirant vers le fond de la mer Rouge, dont il est à dix lieues de distance. On y va en deux petites journées, en côtoyant les montagnes et on trouve vers les deux tiers du chemin la ville de Zebit ou Zebide (Zabid) où nous couchions ordinairement, qui paraît avoir été grande et considérable et où il n'y a presque point d'eau, quoique quelques géographes y marquent une rivière. Il est vrai que sur toute cette route, on trouve divers petits ponts qui servent à passer les ruisseaux ou plutôt les torrents qui descendent des montagnes en certains temps, mais qui n'arrivent presque jamais jusqu'à la mer, se perdant dans les sables brûlants de la côte.

En couverture: Dhar Al Hajjar, palais du rocher. © Paul Royer.

ISBN 978-2-916180-06-9 - 17 Euros.
12,5 x 19 cm. 206 p.

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Asie et Insulinde

Voyage aux Indes Orientales Hollandaises - Georg Bernhardt Schwarz

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Voyage aux Indes Orientales Hollandaises
Georg Bernhardt Schwarz

Un jeune aventurier allemand à Java au XVIIIe siècle.
Récit traduit, présenté et annoté par Marc Delpech.

Soudain, notre vigie cria: «Terre! Terre!». Les pilotes grimpèrent allègrement en haut des mâts et virent qu'il s'agissait de la bonne terre, c'est-à-dire Java. Cela provoqua parmi nous une grande joie car nous étions enfin libérés de cette pénible croisière et on nous apporta du pain et de l'eau en quantité suffisante. Nous reçûmes la visite de quelques habitants de Java. Ils apportaient à bord de leurs embarcations à voile, tout en bois, une grosse tortue de plus de cent livres, dont nous découpâmes la chair en petits morceaux et en fîmes une soupe que nous donnâmes à nos malades comme un médicament. Les Javanais avaient aussi à bord des fruits indiens comme les figues, les pommes royales, les pamplemousses, les citrons, les ananas, la canne à sucre et du riz, que nous troquâmes contre du vieux fer et du tabac. Enfin, nous atteignîmes le détroit de la Sonde, long de trente-six milles jusqu'à Batavia. À droite, nous aperçûmes la résidence royale de Bantam, où nous dûmes jeter l'ancre à cause des vents contraires. Afin que nos gens se rétablissent, le commandeur hollandais de Bantam nous honora de deux bœufs bien gras, qui furent transportés jusqu'à notre navire sur deux petits bateaux. Ainsi nos gens recouvrèrent bientôt la santé.
Après un voyage supplémentaire de douze heures, nous parvînmes heureusement à la rade de Batavia, le 26 mai de l'année 1735. Notre voyage de 3 636 milles, que nous avions effectué avec l'aide de Dieu de Middelburg à Batavia, avait duré six mois et quinze jours.

Le récit de Georg Bernhardt Schwarz, traduit pour la première fois en français, évoque l'itinéraire d'un jeune homme, entré au service de la Compagnie des Indes orientales hollandaises, et venu s'établir à Batavia dans l'île de Java.

En couverture: Ludolf Backhuysen (1630-1708) - Vaisseau amiral hollandais avec un jacht sous sa poupe (1690).

ISBN 978-2-916180-20-5 - 17 Euros.
12,5 x 19 cm. 192 p.

Imprimé sur bouffant blanc. Couverture couleur pelliculée mat.

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Voyage en Iran - Aleksei Saltykov

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Voyage en Iran
Aleksei Saltykov

Un diplomate russe découvre la Perse des Qâjârs: 1838-1839.

Le 8 novembre, de grand matin, nous nous mîmes en marche pour Téhéran, et nous n'étions pas sans quelque émotion de nous trouver tout près du but désiré de notre voyage. Déjà la ville nous apparaissait. Nous commencions à distinguer les premières maisons de Téhéran, à travers les vapeurs matinales, lorsque nous vîmes s'avancer rapidement vers nous un nombreux cortège qui escortait deux magnifiques étalons dont la splendide crinière et la queue flottante étaient peintes de couleur de feu. Ces nobles animaux étaient tout resplendissants d'or et de cachemires. Nous n'étions pas encore revenus de notre surprise et de notre admiration, que nous étions déjà séparés de nos montures et placés sur les deux chevaux d'apparat, M. Du Hamel et moi. Ce fut seulement alors qu'on nous expliqua que ces chevaux étaient un présent de S. M. Mohammed-Schah, générosité peu coûteuse, du reste ; présents à la mode persane, et qu'on ne manque pas de reprendre, lorsque l'effet de la munificence royale a été suffisamment apprécié.
Cependant, nous étions étourdis de cris bruyants et de félicitations, exprimés en persan par l'exclamation moubarek, que la foule poussait incessamment à nos côtés. Étonnés eux-mêmes de tout ce fracas, nos robustes coursiers s'élancèrent au galop et nous emportèrent vers le centre du monde, où nous fîmes notre entrée au milieu d'un tonnerre de grosses caisses et au son éclatant des trompettes des troupes régulières du schah.

En couverture: Ahmad, Mohammad Shâh, 1844.

ISBN 978-2-916180-19-9 - 15 Euros.
12,5 x 19 cm. 134 p.

Imprimé sur bouffant blanc. Couverture couleur pelliculée mat.

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Voyage en Inde - Aleksei Saltykov

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Voyage en Inde
Aleksei Saltykov

Un voyageur russe découvre l’Inde des Maharadjas: 1841-1843 et 1844-1846.

Je me trouve dans une maison isolée à trente-cinq milles de Kandy, capitale de Ceylan, sur un grand lit soigneusement fermé d'une moustiquaire, et dans le courant d'air d'une chambre haute et spacieuse, d'où la lumière est presque totalement exclue par les jalousies. Il règne dans cette solitude une morne tranquillité qui n'est interrompue que par le bourdonnement des insectes et le cri des perroquets et des singes ; car de tous côtés s'étendent au loin de sombres forêts de cocotiers, de bambous, d'aréquiers, de djagaras, de palmaïras, de tallipots, de cafiers, de canneliers, de diverses plantes grimpantes, etc., etc., dont l'éternelle verdure forme des labyrinthes d'ombres mystérieuses où la pensée s'égare avec crainte. Dans ces selves ténébreuses errent d'innombrables troupeaux d'éléphants sauvages ; de féroces tigres hantent les djungles humides, et de hideux serpents rampent dans les buissons d'ananas sauvages. Dans cette île ombreuse, un crépuscule voile l'air chargé d'électricité. Mais les éclairs sont fréquents et jettent un étrange éclat sur les montagnes et les précipices chargés de végétation; et le silence de ces lieux est souvent interrompu par le grondement du tonnerre lointain à l'approche des orages de l'équinoxe, et par le lugubre tamtam des bonzes, qui résonne dans la forêt; car souvent, dans des endroits qui semblent inaccessibles, est caché un temple mystérieux où se pratique le bouddhisme antique dans toute son étrangeté primitive.

En couverture: August Schoefft, Bahadur Shah II.

ISBN 978-2-916180-18-2 - 18 Euros.
12,5 x 19 cm. 336 p.

Imprimé sur bouffant blanc. Couverture couleur pelliculée mat.

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L Epopee du baron Ungern-Sternberg en Mongolie - Dmitri Perchine

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L'Épopée du baron Ungern-Sternberg en Mongolie
Dmitri Perchine

Mémoire d'un témoin sur le temps des troubles en Mongolie-Extérieure (1919-1921).
Traduit du russe et présenté par Dany Savelli.

La lutte du Baron Ungern contre les bolcheviks a inspiré un assez grand nombre d'écrits. Son nom, désormais entré dans l'histoire, est déjà entouré de toutes sortes de légendes, les faits se mêlent aux fables et il est devenu difficile de faire la part des choses.
Ivan Serebrennikov, La Grande Retraite, Kharbine, 1936.

«Quelqu'un de Kobdo raconta à l'auteur qu'Ungern vivait alors en solitaire et ne sympathisait avec personne ; cependant, parfois, sans raison aucune, la nuit "il rassemblait soudain ses cosaques, traversait au galop la ville tout en poussant des hululements et fonçait vers la steppe comme pour chasser le loup. C'était incompréhensible. Ensuite il rentrait, s'enfermait et restait seul. Mais grâce à Dieu, il ne buvait pas. N'aimant pas parler, il était toujours silencieux. C'était comme si quelque chose lui faisait défaut". C'est ainsi, cela me revient à l'esprit à présent, qu'un certain Kriajev de Kobdo me parla d'Ungern. Plus tard, d'autres habitants de Kobdo apprirent à l'auteur qu'en 1914, dès la déclaration de guerre, le baron avait aussitôt rejoint le front et avait reçu pour sa vaillance l'ordre de Saint-Georges.
Quelque chose du Moyen Âge émanait du baron. Un atavisme légué par ses lointains ancêtres, les Chevaliers Porte-Glaive, s'exprimait en lui: comme eux, il avait le goût du combat et peut-être partageait-il avec eux une foi similaire dans le surnaturel, dans l'au-delà… Car Ungern était superstitieux. Même durant les campagnes militaires, il était accompagné de lamas sorciers et de devins. Beaucoup profitaient de ce point faible ; parmi eux, on a parlé d'un certain Ossendowski, auteur d'un livre intitulé Fable avec personnages ou Hommes, dieux et bêtes Dmitri Perchine

«Le témoignage de Dmitri Perchine est précieux. Non que cet antibolchevique convaincu ait fait preuve d'impartialité dans ses mémoires, ni tout su des informations dont disposait l'état-major d'Ungern, ni encore tout saisi des événements survenus en pays mongol entre 1920 et 1921. Mais par son jugement mesuré, son souci de noter de façon précise les rumeurs entendues (toujours signalées comme telles) et les faits dont lui-même fut le témoin oculaire, Perchine rend compte de la personnalité et de la brève carrière du général Roman von Ungern-Sternberg sous un angle moins exalté que celui auquel on est habitué.»  Dany Savelli

En couverture: Campements d'été kazakhs au pied du Sodon Öndör Uul, massif de l'Altaï, province de Bayan-Ölghii, Mongolie. © Marc Alaux.

ISBN 978-2-916180-10-6 - 17 Euros.
12,5 x 19 cm. 200 p.

Imprimé sur bouffant blanc. Couverture couleur pelliculée mat.

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Nepal et pays himalayens - Isabelle Massieu

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Népal et pays himalayens
Isabelle Massieu

Une voyageuse française dans l'Himalaya en 1908.

«Il est des pays qui nous hantent, nous fascinent, nous appellent. Et quand on les a une fois visités, on ne se résigne jamais sans serrement de coeur à ne plus les revoir. Leur attrait vient tantôt de la nature qui les a parés plus généreusement, tantôt des hommes qui les habitent. Les pays neufs n'ont point de secret, mais les vieilles terres d'histoire et de civilisation, où tant de générations ont senti, pensé, aimé, adoré, gardent je ne sais quoi de mystérieux et de profond qui nous enveloppe et nous captive.
Dix mois passés dans les Indes et dans l'Himalaya me laissaient avec la hantise du revoir, la mélancolie des choses incomplètes, le regret de ces États qu'il ne m'avait pas encore été donné de parcourir. (...). Le plus inaccessible est, de par la volonté des habitants, le Népal. Nos yeux d'enfants l'ont vu sur les vieilles cartes rudimentaires de jadis, allongé comme une étroite bande à la frontière nord des Indes: il nous paraissait juché tout au sommet de l'Himalaya, et, au-dessus du mot Népal» nos regards épelaient le nom prestigieux de la reine des montagnes, l'Everest! Plus tard, lorsque nous avons rêvé de l'Orient lumineux, lorsque nos esprits se sont tournés vers les civilisations asiatiques, vers le monde bouddhiste, vers les Indes, ses légendes, ses religions, le Népal nous est apparu comme le pays du mystère auquel les savants demandent ses secrets».

Il s'agit (...) d'un livre injustement oublié à l'écriture élégante, et d'une réédition des plus utiles. Il faut féliciter l'éditeur de s'être attelé à cette tâche et de ressusciter, en quelque sorte, une page négligée des voyages européens dans l'Himalaya. Cet ouvrage pionnier, Népal et pays himalayens, ne peut être comparé à l'oeuvre monumentale de Sylvain Lévi sur le Népal publiée quelque dix ans plus tôt. Mais il fait de cette aire géographique passionnante, au carrefour d'un si grand nombre de civilisations, une présentation honnête et documentée, centrée sur les hommes et les paysages. Isabelle Massieu, surtout, appartient à cette lignée des femmes voyageuses très caractéristique de l'histoire des explorations au dix-neuvième et début du vingtième siècle, en dépit de la situation peu enviable qu 'on accordait alors au genre féminin dans la société occidentale. Il était temps qu'on lui rende justice et qu'elle retrouve toute sa place dans cette famille d'écrivains.

Gérard Toffin.
En couverture: Le Stupa de Swayambhunâth se dresse sur une colline à l'ouest de Katmandou. Photographie: Paul Royer.
Quatrième de couverture: Le Khangchenjunga.

ISBN 978-2-916180-03-8 - 17 Euros.
12,5 x 19 cm. 240 p.

Imprimé sur bouffant blanc. Couverture couleur pelliculée mat.

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Sur les pistes des Himalayas - Elizaveta Verechtchaguina

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Sur les pistes des Himalayas
Elizaveta Verechtchaguina

Voyage de deux artistes aux confins de l'Empire des Indes : 1874-1876.

Nous avons vu auparavant des paysages plus vastes, mais nous n'en avons point vu d'aussi charmants que ceux-ci. Il était impossible d'en détacher ses regards. À notre droite étaient une rivière et une végétation merveilleuse: les feuilles tout récemment déployées étaient de ce vert tendre qu'on ne voit qu'au printemps (nous étions à la fin d'avril 1875). La végétation ressemble ici à celle de l'Europe, car le Cachemire est à une assez grande altitude, environ cinq mille pieds au-dessus du niveau de la mer. On y trouve même des pommes, et elles sont excellentes. Les forêts rappellent aussi nos bois d'Europe.
Des deux côtés de la route nous entendons le chant si simple de notre vieil ami le coucou. Une fois le cri «Une panthère ! une panthère !» me causa une grande frayeur. Mes porteurs étaient sur le point de mettre à terre mon palanquin et de me laisser dans l'embarras, car on entendait un grand bruit dans la forêt, mais on s'aperçut que c'était tout simplement un singe qui sautait de branche en branche.

Dans son récit, la jeune femme, douée d'une vive sensibilité artistique, s'attache à décrire les paysages contrastés qu'elle observe en chemin, ou encore la flore et la faune. Elle admire ainsi les rhododendrons du Sikkim ou les chèvres sauvages du Ladakh.
Elle s'intéresse aux traits physiques, à la chevelure, ainsi qu'à la coiffure, aux vêtements et à l'habitat des populations très diverses qu'elle rencontre. Elle décrit les activités quotidiennes auxquelles se livrent les femmes et les hommes de l'Himalaya comme la récolte du thé, la garde des troupeaux, le cardage de la laine et le commerce caravanier. Elle évoque aussi le goût des femmes pour la parure. De même elle nous initie à la cuisine himalayenne, et nous éclaire sur les interdits alimentaires spécifiques à tel ou tel groupe confessionnel.
 Elle évoque les croyances des groupes humains qu'elle croise, leurs comportements, leurs traits de mentalités, ou encore leurs fêtes religieuses comme la fête de Kagyé au Sikkim.


En couverture: Vassili Verechtchaguine. Monastère d’Hemis au Ladakh. 1875.

ISBN 978-2-916180-13-7 - 17 Euros.
12,5 x 19 cm. 240 p.

Imprimé sur bouffant blanc. Couverture couleur pelliculée mat.

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Voyage aux Indes Orientales - Johann Christian Hoffmann

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Voyage aux Indes Orientales
Johann Christian Hoffmann

Un jeune Allemand au service de la VOC: Afrique du Sud, Maurice, Java (1671-1676).
Texte traduit, présenté et annoté par Marc Delpech.

La curiosité forme la jeunesse autant que les voyages. Ainsi, Johann Christian Hoffmann tenta l'aventure du bout du monde. Puis en fit le récit «au lecteur curieux, intéressé par les histoires nouvelles et étranges».

Il a 20 ans. Terrien et pasteur, il se met au service de la puissante compagnie de commerce d'Amsterdam, la V.O.C., dont l'emprise économique en ce milieu de XVIIe siècle s'étend de l'Europe à l'Asie. Étranger au monde du grand négoce maritime, ignorant tout, il s'étonne de tout.
«Comme une vache regarde une nouvelle porte», il est stupéfait de la masse des grands navires de la Compagnie. Au sud des îles Canaries, il note la couleur étonnamment verte de l'océan Atlantique. Au large du Cap de Bonne-Espérance, il rit au spectacle des baleines arrosant le navire de leur puissant geyser. Comme «aux plus aguerris des marins» son courage manque dans les violentes tempêtes essuyées dans le grand sud.
Quelles que soient les motivations profondes pour son goût du départ, Hoffmann fait preuve d'une formidable envie, d'un désir irrépressible et d'une magnifique audace quand, voir le monde, à son époque, signifie naviguer sur des océans inconnus et surmonter ses peurs. [...]

Fidèle à son temps, sa description renvoie à la peinture du Siècle d'Or qui célèbre avec ostentation les batailles navales gagnées, les navires de guerre, l'opulence des négociants, la richesse épanouie de Batavia.

Le récit d'Hoffmann est mis en valeur, dans la présente édition, par une savante introduction et de nombreuses notes offrant un appareil critique de haute qualité. Nul doute que le lecteur curieux d'aujourd'hui y trouvera son bonheur. Qu'il s'agisse de vivre à bord avec Hoffmann, de découvrir avec lui le trafic d'esclaves entre Mozambique, Madagascar et le «paradis» de l'île Maurice, de s'éblouir à contempler Batavia l'asiatique. L'effet sur le lecteur est aussi garanti à l'évocation de la recette du coeur de palmier ou de l'éblouissante variété des tissus remplissant les cales du retour.

Martine Acerra.
En couverture: Beeckman, Casteel de Batavia vu de Kali Besar, env. 1656. Collectie Rijksmuseum, Arnsterdam. © Rijksrnuseum. Arnsterdam.

ISBN 978-2-916180-04-5 - 17 Euros.
12,5 x 19 cm. 200 p.

Imprimé sur bouffant blanc. Couverture couleur pelliculée mat.


Australasie et Océanie

Voyage au pays des Papous - Miguel Roxo de Brito

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Voyage au pays des Papous
Miguel Roxo de Brito

La relation de Miguel Roxo de Brito aux îles Moluques, dans l’archipel des Raja Ampat, à Céram et sur la côte occidentale de la Nouvelle-Guinée (1581-1582).
Récit traduit du castillan, présenté et annoté par Jacky Doumenjou.

«De là, nous nous en retournâmes, moi et le roi de Waïgéo, en longeant la côte tendant à l'est. Nous passâmes par la province de Segat, où nous tombâmes dans une embuscade tendue par plus de trois mille hommes, lesquels étaient postés dans une crique à l'endroit du débarcadère de leur village. Ils se tenaient dans l'eau jusqu'à la taille, tous teints en rouge et avec force plumes de coq sur la tête, à la manière dont il est fait usage en Guinée. Lors de cette embuscade, les Nègres lancèrent quantité de flèches et de javelots. Au premier coup d'arquebuse que l'on tira de nos navires, ils se mirent tous à fuir vers la montagne comme si le diable était à leurs trousses».
Parmi les participants de cette expédition aux Moluques, dans l'archipel des Raja Ampat et sur la côte occidentale de la Nouvelle- Guinée, Miguel Roxo de Brito est le seul à avoir laissé un récit. Comme les relations de voyage de cette époque, la Relación laisse transparaître l'étonnement que la grande nature asiatique suscitait chez les Européens. Brito, est en outre frappé, comme tous les voyageurs, par l'extraordinaire diversité physique, religieuse, économique de ces contrées.
Roxo de Brito porte un premier regard naturaliste et ethnographique sur cette partie du monde encore totalement inconnue. Il dresse un rapide inventaire des singularités de la faune (marsupiaux) et de la flore (épices, plantes médicinales et vivrières) des îles et des contrées visitées. Son récit offre également de précieuses descriptions des us et coutumes des Papous qu'il rencontre. Il observe avec intérêt leurs réseaux d'échanges, leurs habitudes alimentaires, mais aussi leurs pratiques guerrières, croyances et rituels funéraires.

La Relación du Portugais Miguel Roxo de Brito (1581-1582), traduite pour la première fois en français, d'après le manuscrit, est reconnue comme la première et plus ancienne description détaillée des indigènes des îles papoues situées à l'est des îles Moluques.

En couverture: Naturels de la Nouvelle-Guinée. Atlas historique du Voyage autour du monde de L.-I. Duperrey © Bibliothèque municipale de Besançon, 4007.3.

ISBN 978-2-916180-23-6 - 15 Euros.
12,5 x 19 cm. 144 p.

Imprimé sur bouffant blanc. Couverture couleur pelliculée mat.

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Voyage aux Terres australes - Pierre Bernard Milius

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Voyage aux Terres australes
Pierre Bernard Milius

Un officier de marine de l'expédition Baudin découvre l'Australie et la Tasmanie: 1800-1804.
Édition établie et présentée par Éric Poix.

Le 12 [1-02-1802] au matin, nous partîmes du bord. M. Baudin commanda en personne cette petite expédition. Nous abordâmes la côte sans difficulté et mîmes à terre sans avoir connaissance des naturels. A peine avions-nous achevé les premières dispositions pour donner un coup de senne que nous vîmes une vingtaine d'individus, tant hommes que femmes et enfants. Aussitôt qu'ils nous aperçurent, ils s'arrêtèrent pour nous considérer et semblaient désirer venir à nous. Nous les invitâmes par des signes à nous approcher, ce qu'ils comprirent parfaitement. Quatre hommes de la bande s'avancèrent, sans armes. On leur distribua les présents d'usage et, comme les femmes et les enfants étaient restés à l'arrière, on leur témoigna le désir de les voir de plus près. Bientôt nous ne fîmes tous qu'une même société. Les enfants parurent très timides. On les fit asseoir en attendant que la senne fût hors de l'eau. Mais, apercevant les matelots qui halaient sur les cordes, ils se levèrent et se rangèrent avec eux pour les aider. On prit une assez grande quantité de poissons. Rien de plus curieux que les démonstrations de joie et de contentement des naturels. Il fut encore impossible de leur en faire accepter, ils n'osaient même pas les toucher.

Les enfants, dans cette occasion, se montrèrent aussi aimables que tous nos enfants d'Europe. Ils semblaient oublier que nous étions étrangers et ils jouaient très familièrement avec nos matelots, aux cols desquels ils sautaient. Ils exprimaient leur joie vive et pétulante par une infinité de tours et de souplesses. Ils couraient çà et là et faisaient mille niches à nos marins pour les engager à courir après eux. Ils nous défiaient souvent à la course. Nos matelots se prêtèrent avec complaisance à tous leurs jeux, ce qui parut contenter beaucoup les mères.

En couverture: Nouvelle-Hollande [Nouvelle Galle du Sud] - Jeune femme de la tribu des Cam-mer-ray-gal; (Atlas de 1824, planche XLV, d'après Nicolas-Martin Petit, collection particulière). Nouvelle-Hollande [Nouvelle Galle du Sud] - Cou-rou-bari-gal; (Atlas de 1807, planche XVIII, d'après Nicolas-Martin Petit, collection particulière).

ISBN 978-2-916180-07-6 - 18 Euros.
12,5 x 19 cm. 272 p.

Imprimé sur bouffant blanc. Couverture couleur pelliculée mat.

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Voyages aux iles du Grand Ocean - Jacques-Antoine Moerenhout

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Voyages aux îles du Grand Ocean
Jacques-Antoine Moerenhout

Les tribulations d'un négociant, armateur et ethnographe en Polynésie orientale: 1828-1834.

Je remarquai avec étonnement tous les changements qui s'étaient opérés partout, non seulement depuis ma première visite, mais même depuis mon départ pour le Chili, dans une courte absence de quatre mois. Le commerce des îles s'étendait graduellement. Je lui avais moi-même imprimé quelque mouvement, par la construction d'une goélette, l'armement d'un baleinier, le nombre de gens, tant Blancs qu'Indiens, que j'avais employés à une plantation, à faire de l'arrow-root, de l'huile de coco; à couper et à préparer une cargaison de bois à O-taïti, à Eiméo et même à Maïtéa. Les petits bâtiments et les plongeurs que j'avais envoyés aux îles Pomoutou, pour pêcher de la nacre; ceux que j'avais envoyés pour avoir de l'écaille de tortue; ceux que j'avais expédiés pour le Chili et reçus en retour; mes affaires avec presque tous les habitants les plus notables d'0-taïti, avec les navires qui les visitaient, et qui, maintenant, devenaient chaque jour plus nombreux; tout cela avait déjà donné à cette localité une importance qui y attirait des étrangers de toutes les classes, surtout des forgerons, des charpentiers, des tonneliers, des marins; et malheureusement aussi, plus encore de vagabonds, de déserteurs, de mauvais sujets, chassés de leurs navires, et qui, tous, pourvu qu'ils sussent s'occuper, trouvaient facilement à vivre en ce lieu, où, du reste, ils faisaient beaucoup de mal; car tous étaient des ivrognes, des gens querelleurs, donnant l'exemple d'une corruption inouïe et d'une vie horrible, même parmi les Indiens.

D'après Paul de Deckker, dans sa biographie Jacques-Antoine Moerenhout (1797-1879), ethnologue et consul, publié aux éditions Au vent des îles, «(...) ces observations détaillées formaient d'une certaine manière un vade-mecum précieux pour quiconque, à l'époque, voyageait dans le Pacifique oriental.»
H. Melville fait allusion au commerce florissant de la nacre auquel se livrait Moerenhout dans son roman Omoo, récis des Mers du Sud. Il le décrit en ces termes: «Pendant longtemps, Moerenhout, consul de France à Tahiti, mais Hollandais de naissance (en fait de nationalité belge), s'occupa de cette affaire. On prétend qu'en un an, il expédia en France pour cinquante mille dollars d'écaille.»
Édité pour la première fois par Arthus-Bertrand en 1837.

En couverture: vue de Matavae à Tahiti. Atlas du voyage de Duperrey. Cliché Musée des Beaux-Arts de Chartres. Fonds Polynésien.

ISBN 978-2-916180-01-4 - 17 Euros.
12,5 x 19 cm. 320 p.

Imprimé sur bouffant blanc. Couverture couleur pelliculée brillante.


Tour du monde

Voyage autour du monde - Adam Von Krusenstern

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Voyage autour du Monde
Adam Von Krusenstern

La première expédition maritime russe autour du monde à bord de la Nadiejeda et de la Néva: 1803-1806.
Présentation et notes de Marc Delpech.

Le 20 novembre 1805, à 7 heures du soir, nous jetâmes l'ancre dans la rade de Macao, sur 6 brasses, après avoir couru pendant une heure dans l'obscurité, la tempête et la pluie. À 8 heures du matin, nous vîmes un bateau qui venait à nous. Quoique le vent fût encore très fort, et que nous fussions éloignés de 5 milles, il finit par nous accoster, c'était un comprador chinois qui venait nous offrir ses services. Notre première question concerna la Néva, nous apprîmes à notre grand étonnement qu'elle n'était point encore arrivée. D'après le plan de notre expédition, elle devait aborder à Macao, en octobre, avec un chargement de pelleteries de Kodiak, dont le produit devait être employé à l'achat de marchandises de Chine qui seraient chargées sur les deux vaisseaux. Ce retard me jeta dans un grand embarras, et je fus obligé de me résoudre à attendre la Néva à Macao.

En Russie, ce voyage marque le début d'une nouvelle orientation politique de l'Empire. Jusqu'ici occupée à explorer et conquérir l'immense territoire de la Sibérie, la Russie était une puissance avant tout terrestre. Krusenstern lui ouvre les mers du sud et les richesses de l'Asie, et en fait une puissance maritime de première grandeur. Mais c'est surtout dans le domaine des sciences que ce voyage fait date. En effet, si les grands voyages de découvertes ont atteint leur apogée avec James Cook, La Pérouse, Bougainville, Anson, Vancouver etc., que reste-t-il aux nouveaux venus pour se faire un nom. Il semble que Krusenstern se rêvait en Cook ou La Pérouse. Jamais pendant le périple il n'a perdu de vue ce qui pour lui et son ami Romanzoff constitue le but principal de son expédition : découvrir de nouvelles terres, vérifier les données des anciens. Les observations et les objets rapportés du séjour à Nuku-Hiva sont d'une valeur exceptionnelle et constituent une source inépuisable pour la connaissance ethnologique et historique de la culture marquisienne. L'Atlas de son voyage, qu'il publiera à son retour, restera pendant des décennies un modèle pour les marins du monde entier qui en utiliseront les cartes et relevés, les plus fiables de l'époque.

En couverture: Jonques, views of China, William Alexander, 1796.

ISBN 978-2-916180-14-4 - 21 Euros.
14 x 22,5 cm. 480 p.

Imprimé sur bouffant blanc. Couverture couleur pelliculée mat.

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Le Voyage du Bordelais - Yves Thomas René Vimont

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Le Voyage du Bordelais
Yves Thomas René Vimont

Le tour du monde d’un jeune Breton, chirurgien de la marine: 1816-1819.
Amérique du sud ibérique, Californie, Ouest canadien, Alaska russe, îles Marquises, îles Hawaii, Chine du Sud.
Édition établie, présentée et annotée par Éric Poix.

Les naturels de Kodiak sont en général petits et trapus, les cheveux noirs très fournis et de moyenne longueur, les pommettes saillantes, ce qui leur rend les joues creuses. Ils ont, comme tous les sauvages que j'ai vus jusqu'ici, l'habitude de se barbouiller le visage, ce qui me ferait penser que ce n'est pas pour se rendre plus terribles dans les combats puisqu'ils ne font la guerre qu'aux loutres, mais bien pour se rendre plus beaux ou pouvoir donner de l'expression à leur figure et réparer en quelque sorte l'oubli que la nature a fait en les formant. Ils vivent ainsi, comme tous les Indiens de la côte nord-ouest de l'Amérique du Nord, dans leur crasse et saleté originelle, qu'ils ont probablement trouvées assez utiles pour se préserver de la rigueur du climat qu'ils habitent.
Ce sont cependant de toute la côte sans contredit les plus ingénieux pour corriger l'âpreté de leurs saisons et braver impunément dans leurs embarcations et les pluies si communes en ces tristes parages et l'eau de la mer qui vient les couvrir si souvent, passant, surtout dans la saison de la chasse de la loutre, les jours entiers à sa recherche.

C'est le désir des négociants bordelais de retrouver les belles années de l'Ancien Régime, qui provoqua la réalisation du premier tour du monde entrepris par un navire français depuis 1789. Organisé et financé par l'armateur Balguerie, il avait pour but d'aller chercher des peaux de loutres en Alaska pour les vendre en Chine et rapporter des produits de ce pays.
Vimont, né à Rennes en 1793, se révéla un très remarquable précurseur des grands naturalistes issus du corps de la marine comme Quoy, Gaimard, Gaudichard, Lesson. Très marqué encore par l'esprit des Lumières, il se préoccupait beaucoup de l'homme et son journal montre, à chaque occasion propice, un réel talent d'ethnographe.

Étienne Taillemite.

Récit édité d’après le manuscrit conservé aux Archives départementales d’Ille et Villaine.

En couverture: Mikhail Tikhanov: Un chef koloch de l'île Baranov armé d'un fusil et d'une dague.

ISBN 978-2-916180-21-2 - 18 Euros.
12,5 x 19 cm. 352 p.

Imprimé sur bouffant blanc. Couverture couleur pelliculée mat.

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Le voyage du Rurik - Otto von Kotzebue

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Le voyage du Rurik
Otto von Kotzebue

L'expédition Romanzov à la découverte du Pacifique: 1815-1818.
Récit traduit, présenté et annoté par Marc Delpech.

À la fin des guerres napoléoniennes, les voyages de découvertes et d'explorations reprennent. Pour l'empire russe, il s'agit de renforcer sa présence sur les mers du globe, inaugurée dès 1803-1806 par la première circumnavigation russe de Krusenstern et Lisianski. L'objectif premier de la nouvelle expédition est de découvrir le fameux passage du nord-est et d'explorer le Pacifique Sud et la côte nord-ouest de l'Amérique du Nord. Elle est confiée à un jeune capitaine de 27 ans, Otto von Kotzebue. Pendant plus trois ans, de 1815 à 1818, le Rurik explore les océans. S'il ne parvient à trouver un passage au nord de l'Amérique, il découvre le golfe qui porte son nom, repoussant plus au nord les limites atteintes par ses prédécesseurs. Il explore le détroit de Béring, les côtes ouest de l'Alaska et du nord-est de l'Asie. Contraint d'abandonner sa recherche au nord, il revient à Hawaï pour un long séjour et sa description de l'île Oahu à l'époque de Kamehamea Ier fait date. Mais son nom reste associé à la connaissance des îles Marshall qu'il est le premier à décrire. Son travail cartographique et ses observations ethnologiques, souvent fondées les liens amicaux tissés avec les autochtones, sont d'une grande valeur. La publication inédite en français de ce récit, bien écrit, vivant et sensible, sans doute occulté par le succès littéraire et scientifique rencontré par celui d'Adalbert von Chamisso, qui participe au voyage, rend justice à celui qui fut un des plus grands navigateurs de son temps.
«Pendant que les naturalistes vadrouillaient dans les montagnes, je m'entretins avec mes nouveaux amis de l'île Saint-Laurent qui m'invitèrent dans leurs tentes dès qu'ils apprirent que c'était moi le commandant. Sur le sol était étalé un morceau de cuir sale sur lequel je dus m'asseoir, puis ils vinrent l'un après l'autre vers moi, m'embrassèrent, frottèrent énergiquement mon nez au leur. Ils terminèrent leurs caresses en crachant dans leurs mains qu'ils passèrent plusieurs fois sur mon visage. Je le supportais avec stoïcisme, bien que ces marques d'amitié ne me plussent pas vraiment. Pour empêcher de nouvelles manifestations de tendresse, je distribuai des feuilles de tabac, qu'ils reçurent avec grand plaisir, mais qu'ils voulaient exprimer en même temps avec leurs caresses. Alors, je saisis prestement des couteaux, des ciseaux et des perles et leur en offris quelques-uns, réussissant à détourner de moi ce second accès d'affection. Mais une souffrance tout aussi grande m'attendait quand ils entrèrent avec une auge en bois remplie de lard de baleine (la plus grande délicatesse parmi les peuples côtiers du nord) pour me restaurer. Je me servis malgré tout courageusement, même si je savais que cette nourriture était répugnante et nocive pour l'estomac d'un Européen. Ceci, et aussi d'autres cadeaux que je distribuai plus tard scellèrent notre relation amicale.»

En couverture: Habitants du golfe de Kotzebue, Louis Choris, Voyage pittoresque autour du monde, 1822.

ISBN 978-2-916180-24-3 - 25 Euros.
14 x 22,5 cm. 412 p.

Imprimé sur bouffant blanc. Couverture couleur pelliculée mat.


Synthèses


Les Amazones - une armée de femmes dans l'Afrique précoloniale

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Les Amazones
Hélène d’Almeida-Topor

Une armée de femmes dans l'Afrique précoloniale.

L’ancien royaume du Danhomè, qui se développe à partir du XVIIe siècle sur la côte du golfe de Guinée, fonde sa puissance sur une organisation militaire rigoureuse. L’existence, au sein de son armée, de troupes d’élite féminines est un fait unique à cette époque. Ce sont ces guerrières que les Européens ont appelé les «amazones», par référence aux héroïnes de l’Antiquité.
Admirées par leurs compatriotes, craintes par les populations voisines, ces femmes-soldats sont, aux yeux des Africains, des personnages extraordinaires. Les Européens habitués à croire que les vertus militaires sont des apanages de la virilité, les trouvent tout aussi exceptionnelles. Elles-mêmes se sentent différentes, fortes, invulnérables. Éduquées pour la guerre, vouées au combat, elles attaquent toujours les premières, galvanisent le courage des soldats masculins par leur stupéfiante intrépidité.
Cependant, à la fin du XIXe siècle, l’Afrique est le champ des rivalités européennes. La France convoite le Danhomè, qu’elle baptisera Dahomey. C’est la guerre. Les amazones se battent contre les troupes françaises, défendent le royaume, succombent devant un ennemi mieux armé. Elles disparaissent en même temps que l’indépendance de leur pays.
Ce livre est leur histoire, que raconte Hélène d’Almeida-Topor, après une longue enquête en Afrique.

Hélène d’Almeida-Topor, agrégée de l’Université et docteur ès Lettres est professeure émérite à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et membre de l’IMAF (Paris 1/CNRS). Elle a enseigné auparavant à l’Institut d’Enseignement supérieur du Bénin (Porto-Novo, Lomé), à l’Université Paris XII puis à l’Université de Metz. Elle a publié plusieurs ouvrages sur l’histoire de l’Afrique, est co-auteure de nombreuses études collectives et auteure d'articles dans les domaines de l’histoire économique et sociale de l’Afrique.

En couverture: Les Amazones traversent un torrent. Journal des Voyages, n°701, 14 décembre 1890.

ISBN 978-2-916180-22-9 - 18 Euros.
14 x 23 cm. 240 p.

Imprimé sur bouffant blanc. Couverture couleur pelliculée mat.


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